Jusqu’où aller pour opti­mi­ser son SEO ? #ContentMar­ke­ting

Un inter­naute sur trois clique sur le premier résul­tat de recherche affi­ché par Google et seule­ment un sur dix va au-delà de la première page. On l’a compris, le réfé­ren­ce­ment natu­rel (SEO pour les intimes) est un élément crucial de la visi­bi­lité d’un site inter­net. Pour les entre­prises, dont la vitrine web est une source majeure de leads, il est bien souvent diffi­cile de résis­ter à la tenta­tion de tour­ner les règles du SEO à leur avan­tage en espé­rant que Google ferme les yeux… Sauf que ce n’est pas le cas. L’op­ti­mi­sa­tion a ses limites, la tolé­rance des moteurs de recherche égale­ment : petit réca­pi­tu­la­tif des Do’s & Don’ts du réfé­ren­ce­ment natu­rel.

Le mot-clé est un moyen, pas une fin en soi !

Opti­mi­ser son site web sur des mots-clés perti­nents, c’est bien. En faire une obses­sion, c’est prendre le risque d’aga­cer Google. Concrè­te­ment, prendre soin de son SEO n’im­plique en aucun cas de placer méca­nique­ment vos mots-clés star dans chaque para­graphe de chaque article, de commen­cer tous vos titres par une expres­sion quali­fiée et de sauter à la gorge du visi­teur dès la méta-descrip­tion.

Cette pratique, plébis­ci­tée il y a dix ans, porte désor­mais le doux nom de “keyword stuf­fing” (litté­ra­le­ment bour­rage de mots-clés). Pour Google, c’est une faute de style impar­don­nable : trop de répé­ti­tions, au même titre que les fautes d’or­tho­graphe, est la marque des conte­nus bas de gamme. Résul­tat : votre site dégrin­gole dans les profon­deurs du clas­se­ment.

Sans pour autant adop­ter un total “free style” en écri­ture, il faut être atten­tif à la cohé­rence du contenu et à sa perti­nence. Ayez confiance en la longue traîne, qui regroupe l’en­semble des expres­sions appar­te­nant au champ lexi­cal de votre acti­vité. Google en tient compte au même titre que les mots-clés “évidents” et il s’agit d’un pallia­tif effi­cace aux répé­ti­tions indé­si­ra­bles…

Back­lin­king : c’est bien, quand c’est bien fait.

Autre cheval de bataille des réfé­ren­ceurs à la mode d’an­tan : le back­lin­king (égale­ment appelé netlin­king), ou l’ob­ten­tion de “liens entrants” vers votre site. Concrè­te­ment, il s’agit de faire en sorte que d’autres sites web fassent réfé­rence au vôtre par un lien hyper­texte. De cette manière, Google comprend que votre site est inté­res­sant et crédible, puisque d’autres le mentionnent.

Et c’est toujours le cas, à une subti­lité près : le moteur de recherche est désor­mais extrê­me­ment atten­tif à la qualité de ces liens. La pratique qui consiste à inscrire un site web sur des annuaires, dont l’unique objec­tif est de four­nir des back­links dont la qualité est par essence médiocre, est donc plus que jamais à bannir.

En revanche, obte­nir “honnê­te­ment” des liens vers votre site est un véri­table bonus en matière de SEO. On parle de “link­bai­ting”, litté­ra­le­ment “appâ­ter le lien”. La méthode est simple, même si elle consti­tue un inves­tis­se­ment en temps consé­quent : il suffit de contac­ter les médias, blog­geurs, influen­ceurs et autres entre­prises de votre secteur pour leur parler de votre site et leur deman­der d’y faire réfé­rence. L’échange de liens entre sites est égale­ment chose courante. Le jeu en vaut la chan­delle : un link­bai­ting intel­li­gent permet d’ob­te­nir un trust rank hono­rable et un réfé­ren­ce­ment natu­rel excellent.

Atten­tion cepen­dant à bien vous rensei­gner sur la qualité du site parte­naire : un lien placé sur un site de mauvaise répu­ta­tion peut se révé­ler encore plus rédhi­bi­toire qu’une inscrip­tion sur un annuai­re…

Le Content Marke­ting pour un réfé­ren­ce­ment vrai­ment natu­rel

L’exi­gence que vous impo­sez à vos colla­bo­ra­teurs de netlin­king doit par ailleurs reflé­ter la qualité de votre propre site web : aucun blog de réfé­rence ne voudra se porter garant de votre site si son contenu n’est pas perti­nent.

Avant de penser mots-clés et liens entrants, il faut donc penser Content Marke­ting. Produire des articles variés, intel­li­gents, et uniques répond à l’exi­gence première de Google, qui est de four­nir à l’in­ter­naute des infor­ma­tions perti­nentes, au lieu de répé­ter ce qui a déjà été dit sur d’autres sites.

L’uti­li­sa­tion des réseaux sociaux est égale­ment posi­tive : ce “bruit” autour d’une marque est autant de possi­bi­li­tés d’ob­te­nir des back­links natu­rels et de grande qualité, d’ap­por­ter un trafic autre que celui des moteurs de recherches et donc de faire comprendre à Google que votre site inté­resse du monde. Les conte­nus enri­chis et très viraux, comme les info­gra­phies, les quiz ou autres enquêtes sont des outils parti­cu­liè­re­ment adap­tés aux stra­té­gies de commu­nity mana­ge­ment.

De manière géné­rale, gardez à l’es­prit que rien ne fâche plus Google que le fait d’avoir affaire à des robots. Faire quelque chose systé­ma­tique­ment, de la même manière, au même moment ou avec une régu­la­rité d’au­to­mate mène droit aux oubliettes du clas­se­ment. Fuyez donc les agences de réfé­ren­ce­ment qui vous promettent “l’ins­crip­tion sur des centaines d’an­nuaires” ou “votre contenu opti­misé sur 5 mots-clés” et méfiez-vous des solu­tions de faci­lité. Bill Gates a écrit : “Content is king”. C’était en 1996. Le constat est toujours valable, et la qualité plus que jamais récom­pen­sée.

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