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[Stats] Les internautes lisent-ils vraiment vos contenus ? #ContentMarketing

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On nous aurait menti ? Le clic, unité de mesure par excellence du succès des contenus web depuis les origines, est de plus en plus chahuté par les observateurs chevronnés. La raison : les statistiques se bousculent sur la thématique, démontrant clairement que pour véritablement faire passer un message auprès de l’internaute, il ne suffit pas de l’amener à cliquer tel un rat de laboratoire bien dressé. Non ! Il est primordial de capter son attention, puis de la garder, à l’aide de contenus pertinents et calibrés (suivez notre regard…). Quatre chiffres pour vous le prouver.

55% des visiteurs passent moins de 15 secondes sur une page après avoir cliqué

Tout comme végéter devant Chasse & Pêche par une nuit d’insomnie ne fera pas nécessairement naître une vocation chez le téléspectateur égaré, cliquer n’emporte en aucun cas l’adhésion de l’internaute. Dans plus d’un cas sur deux, il s’agit d’un clic “réflexe” et sans suite. C’est du moins ce que révèle Tony Haile, PDG de l’agence américaine de mesure d’audience Chartbeat, après avoir observé en profondeur le comportement des utilisateurs au cours d’un mois, sur plus de 2 milliards de pages visitées.

Le fait est que de nombreux acteurs s’obstinent à créer des pages web comme on agence les rayons d’un supermarché. Après tout, cet empire du clic a surtout été bâti dans l’objectif de vendre de la publicité, facturée au clic.

Sauf que la méthode a vécu. C’est après le fameux clic que la véritable relation avec l’utilisateur doit s’établir, puis s’entretenir sur la durée. Et pour faire ronronner ce moteur, le Content Marketing est le seul carburant efficace.

Le contenu native advertising est lu dans seulement 28% des cas

Autre révélation pour les amateurs de contenus publicitaires : personne (ou presque) ne les lit ! Et ce, malgré tous les artifices déployés par certains pour insérer le plus subtilement possible leur message commercial dans le magma de l’information. Car oui, même le native advertising, s’il provoque le clic, ne représente qu’un flash subliminal aux effets très ponctuels sur le lecteur : toujours selon Chartbeat, plus de deux fois sur trois, ce dernier ne fera même pas défiler le texte.

En comparaison, dans 71% des cas, l’internaute va scroller (et donc au moins survoler) des pages au contenu non commercial. Et l’on ne parle même pas d’un contenu de qualité !

Plutôt que de sauter à la gorge du visiteur tous slogans déployés, il est donc bien plus efficace de proposer un contenu expert et utile, dénué de toute pub, façon inbound marketing.

66% de l’attention du lecteur se déploie sous la ligne de flottaison

Cessons de prendre l’internaute pour un fainéant illettré. Lorsque le contenu proposé correspond à ses attentes (ou les dépasse !), il devient un lecteur assidu et engagé.

Pour les néophytes, petite précision : la ligne de flottaison est la sacro-sainte frontière du bord inférieur de l’écran, au-delà de laquelle l’utilisateur doit scroller pour révéler davantage de contenu. Beaucoup la considèrent encore comme la limite d’un espace dans lequel “il faut mettre un max d’infos parce que la plupart des gens n’iront pas plus loin”.

Monumentale erreur. Si l’hyperactivité du curseur et le clic tant désiré ont bien lieu en haut de page, la concentration, elle, est l’apanage des articles plus longs. Mais attention : il ne s’agit pas de tirer à la ligne pour noyer le poisson. Concentré, le lecteur est également plus réceptif et critique vis-à-vis de la qualité de l’information qu’on lui livre. Bâclez le travail, et c’est la sanction.

Les 10 articles les plus lus ne sont pas les plus racoleurs

Toujours dans la thématique “arrêtons de prendre l’internaute pour un jambon”, l’étude menée par Chartbeat enfonce le clou en démontrant que les articles les plus lus ne sont pas les plus superficiels.

Sur l’ensemble des articles les plus cliqués de quelque 2000 sites web, un rapport lecture/clic a été établi. Résultat : les articles les plus lus renvoient aux mots-clés “Obama”, “Obamacare”, “Snowden” ou encore “Syria”, des sujets d’actualité pour le moins sérieux et réservés aux plumes expertes.

De leur côté, “top”, “best” ou “biggest” font une moissons de clics mais extrêmement peu de lecteurs… Et soyons honnêtes, qui n’a jamais cliqué sur “le top 10 des animaux les plus moches” pour instantanément se liquéfier de honte devant la vacuité du contenu ? On est d’accord, cette technique ne convainc pas une audience fidèle, mais se borne à créer la frustration chez l’utilisateur, qui jure qu’on ne l’y reprendra plus.

C’est certain, le temps d’attention du lecteur est aujourd’hui le référentiel pour mesurer le succès d’un contenu web. Proposer un contenu de qualité est plus que jamais la garantie de retombées positives en matière d’image de marque, de trafic qualifié et fidèle et, à terme, de taux de conversion des lecteurs en prospects. Adieu web du clic, bienvenue web du Content !  

Commentaires (2)

  1. Laura Internet Communication

    Merci pour votre article qui confirme les comportements observés pour le référencement naturel. Une approche UX, utilisateur est devenu un paramètre incontournable alors que nous avons travaillé pendant des années uniquement pour les robots. Le référencement étant resté protégé du webmarketing assez longtemps, le CTR devient important mais aussi la transformation de l’objectif selon le canal.

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  2. Mark

    Je ne suis ni un spécialiste du « content marketing », ni un statisticien chevronné ; je me permets cependant de vous féliciter pour la validité des indications de votre article. Sur quoi me basé-je ? Elémentaire : sur mes propres réactions.

    Répondre

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