Le b.a.ba de la cura­tion pour faire du content marke­ting

Nous vous avions parlé récem­ment dans ces mêmes colonnes des outils vous permet­tant de faire de la cura­tion. L’oc­ca­sion pour certains d’entre vous de nous deman­der – bien à-propos d’ailleurs – comment il fallait appro­cher cette pratique bien parti­cu­lière de « créa­tion de conte­nus ».

Mais qu’est-ce que c’est donc que la cura­tion ?

La cura­tion, c’est l’art de reprendre des conte­nus produits « ailleurs » (compre­nez par d’autres que vous) et de les ré-orches­trer chez vous pour leur faire racon­ter une nouvelle histoire. Pensez, et c’est proba­ble­ment la meilleure des analo­gies, au Zapping de Canal+ : les images ne sont pas produites, juste sélec­tion­nées, et remises dans un certain ordre pour « dire de nouvelles choses ».

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Car si vous repre­nez des conte­nus, vous devez surtout y appor­ter votre propre patte. Déjà, concrè­te­ment, vous ne repre­nez pas tout : le titre, peut-être une cita­tion, mais c’est tout ! La cura­tion n’est pas de l’as­pi­ra­tion pure et simple de conte­nus ! Ensuite, c’est à vous de jouer : du simple résumé en quelques mots pour simple­ment expliquer de quoi il s’agit et donner envie à vos visi­teurs de cliquer jusqu’à une prise de posi­tion plus polé­mique en réac­tion au contenu (posi­tive ou néga­tive, d’ailleurs), il est dans tous les cas impor­tant d’en­ro­ber le lien que vous mettez en avant. Et en tout cas, cura­tion ne rime pas avec liste de liens « buts ».

Pourquoi ça marche ?

Sur votre secteur d’ac­ti­vité – ou votre zone d’ex­per­tise parti­cu­lière – c’est un peu la même chose. Vous allez vous servir de votre veille (ça, norma­le­ment, c’est en place « natu­rel­le­ment » – mais nous y revien­drons sans doute prochai­ne­ment dans un article dédié) pour trou­ver les meilleures choses à mettre en avant à vos lecteurs. L’idée ici est de leur faire gagner du temps : vous avez fait la sélec­tion pour eux, et ils vont être bien plus effi­caces à vous lire plutôt que de faire le même travail. C’est là le prin­ci­pal béné­fice apporté, avec évidem­ment aussi votre propre regard.

Une autre raison pour laquelle la cura­tion fonc­tionne, c’est qu’il y a ÉNORMÉMENT de conte­nus créés chaque jour, sur chaque sujet. Certes pas tous de la qualité de ce que nous produi­sons chez Invox – évidem­ment 🙂 – mais sûre­ment beau­coup trop pour que chacun puisse s’y retrou­ver complè­te­ment.

Et donc, dans cet envi­ron­ne­ment un peu surchargé, il est néces­saire que des personnes de confiance, que l’on respecte et à qui l’on accorde une crédi­bi­lité et une légi­ti­mité sur un sujet, soient des « cura­teurs », et que l’on se fie à eux pour faire une sélec­tion. Un peu comme chez un caviste, à qui l’on délègue la tâche de ne nous propo­ser qu’une sélec­tion de l’im­mense variété et quan­tité de produc­tions de vins. À vous donc de deve­nir un bon caviste !

Pourquoi en faire, donc ?

Plusieurs expli­ca­tions. D’abord, cela coûte « un peu » moins cher que de la créa­tion pure de conte­nus, puisque vous ne passez « que » votre temps à décou­vrir celui des autres et à sélec­tion­ner le meilleur. Et donc vous allez étendre votre produc­tion « totale » de conte­nus.

D’autre part, et que vous travailliez seul ou en équipe, cela renforce votre inté­rêt à faire de la veille : elle vivra en-dehors de votre propre cerveau, vous ramè­nera visi­teurs et crédi­bi­lité, et diffu­sera votre savoir auprès de ceux avec qui vous travaillez.

Enfin, c’est une bonne façon de marquer des points de karma. Les personnes dont vous allez reprendre le contenu, l’ex­po­ser, le faire connaî­tre… le sauront à un moment et vous en seront recon­nais­santes – et au moins vous aurez attiré leur atten­tion.

Oui, mais alors, comment faire ?

La cura­tion est un proces­sus assez simple, en deux étapes de départ, puis en deux autres étapes « récur­rentes ». Pour « mettre en place votre cura­tion« , il vous faut une bonne veille, d’abord, pour faire tomber dans vos filets le maxi­mum de conte­nus a priori inté­res­sants. Il vous faut ensuite un outil pour diffu­ser les « morceaux » de conte­nus sélec­tion­nés.

Nous vous donnions une liste de 4 outils de cura­tion ici,  mais ils ne sont pas les seuls ! Votre cura­tion peut prendre la forme d’un article récur­rent sur votre blogs (par exemple « les 3 lectures de la semaine ») ou faire l’objet d’une rubrique de votre news­let­ter (ou même une news­let­ter dédiée !).

Nous conseillons en revanche d’évi­ter de ne faire sa cura­tion « que » sur Twit­ter : trop d’éva­po­ra­tion au fil du temps et une quasi inca­pa­cité à retrou­ver ses petits à moyen-long terme…

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« JUSTE » de la cura­tion ?

De mon point de vue, faire « juste » de la cura­tion, c’est un peu « juste ». Deve­nir réfé­rent dans un domaine néces­si­tera de toute manière que vous donniez votre propre avis, que vous créiez vos propres conte­nus, que vous sortiez de la posi­tion de spea­krine (parler de ce que disent les autres) pour avoir aussi des choses à dire par vous-même. Mais cela reste une pièce inté­res­sante comme « élément de votre content marke­ting » !

Voilà, le b-a-ba sur la cura­tion touche à sa fin… N’hé­si­tez pas s’il vous reste des ques­tions (hop, direc­tion les commen­taires !) – cela permet­tra d’amé­lio­rer l’ar­ticle au fil du temps !

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