Copier des conte­nus, est-ce mal ?

Le web est fait de perpé­tuelles reprises, inspi­ra­tions, remix (voir à la fin de l’ar­ticle une excel­lente vidéo sur la théma­tique du remix, très éclai­rante). Même lorsque l’on invente son métier au quoti­dien et que l’on souhaite en parler, par exemple dans un blog, il est néces­saire de lire ce que d’autres ont dit avant soi, avant d’écrire et de « créer » des conte­nus plus ou moins origi­naux.

Et en Content Marke­ting, avec de plus en plus de conte­nus sur n’im­porte quel sujet, force est de consta­ter qu’on s’ins­pire beau­coup. Pour autant, loin de nous la tenta­tion de « copier », nous refai­sons toujours des conte­nus pure­ment origi­naux, sans incise de textes récu­pé­rés ici et là, et c’est d’ailleurs un élément de la charte que signent nos jour­na­listes et rédac­teurs free­lances au moment de rejoindre Invox.

Nombreux sont les sites ou les blogs (même d’en­tre­prises, et d’ailleurs de « grosses » entre­prises parfois !) qui reprennent allè­gre­ment des conte­nus…

Mais est-ce mal pour autant ?

Pas forcé­ment. La plupart du temps, oui. Car il y a bonne et mauvaise manière de « copier ».
La bonne manière est de dire que le contenu a été trouvé ailleurs, qu’il est très bon et d’ap­por­ter éven­tuel­le­ment son propre éclai­rage : là où on est en contra­dic­tion, en complé­tant, en donnant des exemples concrets de sa propre expé­rience, ou en enri­chis­sant d’une réflexion parti­cu­lière. Et en poin­tant sur la source origi­nale, en lui accor­dant le crédit de la rédac­tion origi­nale.

Tous les autres cas (inspi­ra­tion trop forte, reprise pure et simple de l’in­té­gra­lité des conte­nus, …) sont contre-produc­tifs pour le blog ou l’en­tre­prise qui le fait, comme par exemple le cas récent du Blog TheRol­lingNotes (qui se décrit comme « un condensé du Marke­ting et de la Commu­ni­ca­tion. Une sorte de cale­pin numé­rique où sont rassem­blés posts, articles, docu­ments, info­gra­phies, images, vidéos… que nous trou­vons essen­tiels, inté­res­sants ou inspi­rants et qui tournent prin­ci­pa­le­ment autour du marke­ting et de la commu­ni­ca­tion, histoire de rester à jour ! ») qui a presque plagié un de nos articles (que vous pouvez retrou­ver ici en entier chez nous). Par exemple, pour l’in­tro, cela donne, chez nous :

Les modes tendent à s’ac­cé­lé­rer en webmar­ke­ting… Pas toujours facile de suivre l’évo­lu­tion des tendances et des pratiques marke­ting. Au milieu de celles-ci, la présence des conte­nus “inté­res­sants” comme pièces centrales de la présence en ligne des entre­prises – notam­ment B2B – semble tout de même se confir­mer. Ces conte­nus peuvent prendre de multiples formes, pour servir des inté­rêts et des objec­tifs diffé­rents. Petit tour d’ho­ri­zon pour se remettre en tête toutes ces notions, avec une tenta­tive de traduc­tion pour chacune d’entre elles !

et sous la plume de Zeyneb Nefdane :

Les modes évoluent à grande vitesse dans le webmar­ke­ting. Ceci dit, suivre l’évo­lu­tion des tendances et des pratiques marke­ting devient un chal­lenge ! Et dans cette sphère, la présence des conte­nus de qualité comme épicentre de la présence des entre­prises sur web, B2B en parti­cu­lier, semble se confir­mer. Ces conte­nus prennent des formes diverses, pour répondre à certains inté­rêts et servir des objec­tifs variés. Passons en détail ces notions, avec une tenta­tive de décor­ti­ca­tion pour chacune d’entre elles !

Alors, pourquoi faut-il éviter ?

D’abord car cela se verra forcé­ment. Notre veille nous a permis de trou­ver cet article en moins de 15 jours, et pour­tant nous ne connais­sions pas vrai­ment TheRol­lingNotes. Résul­tat, on en parle ici (parce que la réflexion est inté­res­sante et nous permet d’abor­der un sujet que nous ne trai­tons que rare­ment). 🙂

Ensuite, car Google le verra aussi un jour ou l’autre, et en géné­ral bien plus vite. On le sait, Google accorde de plus en plus de valeurs aux conte­nus origi­naux, et péna­lise ceux qui ne font que reprendre des conte­nus. Si la publi­ca­tion géné­ra­lise ses pratiques, elle a des fortes chances de recu­ler dans les résul­tats de recherche, et de se priver d’une part impor­tante de trafic.

Enfin, car à trop regar­der ce qui se dit ailleurs, on a tendance à oublier de faire ses propres analyses, de monter en compé­tences sur le sujet, à parler de ses vraies problé­ma­tiques. On se met soi-même dans une posi­tion de « suiveur », on ne pourra que réagir face aux événe­ments, aux nouveau­tés, aux tendances. On est en quelque sorte un commen­ta­teur de « niveau 2 », qui base ses écrits sur ceux qui ont été formu­lés quelques semaines ou mois aupa­ra­vant. Passe à la limite pour un blogueur. Mais pour une entre­prise qui comp­te­rait vrai­ment sur les conte­nus pour asseoir son image de marque et acqué­rir des blogs, cela est beau­coup moins attrayant…

Le site "The Rolling Notes" et son auteure Zeyneb Nefdane se sont largement inspirés d'un article paru chez Invox (près de 9 mois plus tôt)
Le site « The Rolling Notes » et son auteure Zeyneb Nefdane se sont large­ment inspi­rés d’un article paru chez Invox (près de 9 mois plus tôt).

Alors certes, il est possible de géné­rer de la vue, du trafic, du partage social (l’ar­ticle de TheRol­lingNotes a fait en très peu de temps plus de la moitié de nos propres partages sociaux) avec cette stra­té­gie, et de bâtir un modèle à faibles coûts, mais il y a un vrai arbi­trage à mener… et nous avons tendance à penser que l’ori­gi­na­lité et le boulot bien fait paient toujours plus sur la durée !

Même si nous sommes très flat­tés que les articles d’In­vox soient pris comme modèles :p

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