[Dossier] – Comment faire des conte­nus et du content marke­ting à l’in­ter­na­tio­nal ? – Partie 3

Suite et fin de notre série sur les bonnes pratiques pour votre stra­té­gie de content marke­ting multi­lingue ! Vous êtes plus que jamais décidé à vous déployer à l’in­ter­na­tio­nal ? Nous avons abordé ensemble les bases, décelé vos moti­va­tions et réflé­chi sur la produc­tion, voici main­te­nant quelques dernières astuces pour vous lancer défi­ni­ti­ve­ment. GO !

L’étude séman­tique, première pierre de votre édifice

Si vous déci­dez de créer du contenu à l’in­ter­na­tio­nal, c’est par essence pour répondre à une deman­de… inter­na­tio­nale. Logique, vous nous direz, mais un rappel n’est pas inutile tant il est néces­saire d’ap­pliquer ce précepte.

L’idéal, c’est donc d’al­ler déni­cher la demande locale, celle qui vous inté­resse, pour répondre aux attentes du public ciblé.

Et dans ce sens, la première étape est vitale. Vous devez effec­tuer (ou faire effec­tuer) une étude séman­tique. C’est-à-dire trou­ver les mots-clés les plus utili­sés par les inter­nautes locaux pour accé­der à du contenu perti­nent sur vos théma­tiques. Requêtes qui servi­ront aux réglages SEO de votre site, mais aussi et surtout au rubriquage et à la créa­tion de conte­nus à même de répondre à cette demande spéci­fique. Pour rester dans la méta­phore, car on aime un peu ça aussi, votre étude de mots-clés consti­tue la fonda­tion prin­ci­pale de votre future visi­bi­lité. Pour la réali­ser, vous pouvez utili­ser les outils Google (Key Word Plan­ner, Trends), ceux des autres moteurs (Yandex, Baidu…) ou d’autres solu­tions comme SEO Moz et SEM Rush (il en existe d’autres !).

Et enfin, pour bien réus­sir cette étape, assu­rez-vous d’abor­der dans vos recherches des théma­tiques vitales que sont, entre autres, votre marque, vos produits/services, le marché et son actua­lité, ou encore les usages locaux. Fasti­dieux, mais passion­nant. N’est-ce pas ?

Privi­lé­giez des linguistes natifs pour vos conte­nus SEO et content marke­ting

Back to the future! Comme vu dans le 1er épisode, la traduc­tion n’est pas forcé­ment idéale pour tous les conte­nus SEO & content marke­ting à l’in­ter­na­tio­nal. Pour coller au maxi­mum à la culture locale et aux habi­tudes idio­ma­tiques du pays ciblé, privi­lé­giez l’« adap­ta­tion » et/ou la « créa­tion » de contenu. « Et pour remplir cette mission avec succès, vers qui se tourne-t-on ? »  Prin­ci­pa­le­ment vers des linguistes natifs ! Pourquoi ? Ils connaissent parfai­te­ment les expres­sions privi­lé­giées, quelle que soit la tona­lité recher­chée ou le secteur visé. Deux effets posi­tifs (sans effet Kiss Cool) : une vraie crédi­bi­lité auprès des inter­nautes locaux pour des messages plus impac­tants et davan­tage d’ef­fi­ca­cité dans le cadre du réfé­ren­ce­ment natu­rel. En effet, ces mêmes linguistes doivent être solli­ci­tés au moment de l’étude mots-clés. Les bonnes requêtes ne sont géné­ra­le­ment pas issues d’une simple traduc­tion !

À lire aussi : SEO, réfé­ren­ce­ment natu­rel, conte­nus : ce qu’il faut savoir

Quelques astuces SEO, plus tech­niques !

Pour un éclai­rage utile, il existe quelques astuces à mettre en œuvre en amont. Donc à anti­ci­per.

  • Pour indexer un contenu, une page, un site, Google a besoin d’in­for­ma­tions. Soyez gentil avec lui, il vous le rendra. En faisant implé­men­ter une balise « hreflang » (Kamou­lox ?), vous pour­rez ainsi lui indiquer  les autres versions linguis­tiques de votre site. Par exemple, pour une version anglaise, il faudrait rensei­gner cette balise <link rel=”alter­nate” hreflang=”en” href=”http://www.invox.fr » />
  • Choi­sis­sez un nom de domaine par langue. Pourquoi ? Cela renforce votre crédi­bi­lité auprès du public cible et indique mieux à Google le pays ciblé (c’est donc préfé­rable pour le réfé­ren­ce­ment natu­rel, CQFD). Si ce n’est pas possible, vous pouvez toujours créer des sous-domaines (en.invox.fr ) ou des sous réper­toires (www.invox.fr/en).
  • Cela peut sembler bête, mais c’est assez souvent oublié, et donc préju­di­ciable : il faut traduire les url. Si possible, les opti­mi­ser avec les mots-clés issus de votre étude séman­tique spéci­fique. Double effet là aussi, sur les volets crédi­bi­lité et SEO !

Google n’est pas seul au monde

Diffi­cile à croire mais le géant de Moutain View n’a pas encore récu­péré tous les marchés mondiaux. Eh oui !  Si Google possède plus de 90 % du marché en Europe et que les braves Duck­duckgo et Yahoo/Bing restent globa­le­ment très loin – même s’ils se démènent –, la situa­tion est diffé­rente ailleurs. En effet, plus gros marché mondial, la Chine est domi­née par Baidu (75 %). En Russie, c’est Yandex qui tutoie les 60 % de part de marché. Surpre­nant et bon à savoir.

Car, compte tenu de l’im­por­tance commer­ciale de ces deux pays, l’étude de la demande devra se faire essen­tiel­le­ment sur Baidu et Yandex. Il est donc à prévoir des accès sur les plate­formes de ces deux moteurs de recherche, qui possèdent quasi­ment les mêmes outils que le célèbre Keyword Plan­ner (ou outil de plani­fi­ca­tion des mots-clés) de Google. Pas aussi simples à trou­ver, mais c’est une ques­tion d’ha­bi­tude.

Sans rentrer dans trop de détails tech­niques, il faut juste avoir le réflexe de se dire que Google n’est pas si seul. Si le cas se présente, faites confiance à des moteurs de recherche plébis­ci­tés par le public que vous ciblez.

Vous l’avez constaté à travers l’en­semble de ces articles, mettre en place une stra­té­gie de contenu multi­lingue demande une vraie réflexion sur le marché et le pays visé, en terme de ressource et de process, pour vous assu­rer crédi­bi­lité et visi­bi­lité !

N’hé­si­tez pas à commen­ter cet article ou à nous faire part de vos ques­tions !

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