Comment mettre en place sa stra­té­gie de veille ?

Nous vous donnions ici une série de 7 conseils pour éviter d’être confronté au syndrome de la page blanche. Si vous avez lu atten­ti­ve­ment ce billet, vous vous souve­nez sans doute que le premier conseil était le suivant : ayez une bonne veille. C’est préci­sé­ment sur ce point que nous nous penchons aujourd’­hui. Qu’est-ce que la veille édito­riale ? Pourquoi est-elle impor­tante dans le cadre d’une stra­té­gie de content marke­ting et comment mettre en place sa veille ?

C’est quoi une stra­té­gie de veille ?

Reve­nons d’abord à la défi­ni­tion du terme. La veille consiste à « monter la garde », à surveiller quelque chose. Dans notre métier, veiller revient donc à suivre l’ac­tua­lité et être à l’af­fût de tout ce qui relève d’un secteur en parti­cu­lier : quelles en sont les dernières nouveau­tés ? QUID du marché ? Qui sont les concur­rents ? Que font-ils ? Autant de ques­tions clés auxquelles il convient de répondre lorsque l’on décide de mettre en place une veille.

Paral­lè­le­ment, il est indis­pen­sable de savoir iden­ti­fier les objec­tifs de cette veille : de quel type d’in­for­ma­tions avons-nous besoin ? Que désire-t-on mettre en avant et dans quel péri­mètre ? Vous l’au­rez donc compris, lancer une stra­té­gie de contenu passe par cette étape capi­tale à bien des égards :

  • La veille vous permet­tra d’être en phase avec l’ac­tua­lité de votre secteur de prédi­lec­tion, d’en détec­ter les tendances, les menaces et les oppor­tu­ni­tés. Cela vous permet­tra en outre de savoir quel sujet abor­der ou non, éven­tuel­le­ment sous quel angle.
  • Second point, qui corro­bore le premier, la veille vous aidera à trou­ver des idées de sujets. Des sujets, que vous inté­gre­rez, bien entendu, à votre plan­ning édito­rial, pour éviter un éven­tuel trou dans votre calen­drier ;
  • Autre aspect non négli­geable : veiller vous encou­ra­gera à garder un œil sur ce que font vos concur­rents pour mieux pouvoir rebon­dir et vous posi­tion­ner par rapport à eux ;
  • La veille (sur les réseaux sociaux notam­ment, mais nous y revien­drons un peu plus tard dans l’ar­ticle), vous permet­tra de déce­ler les besoins de vos clients, de repé­rer leurs manques et/ou frus­tra­tions et de propo­ser du contenu en consé­quence. En effet, notre objec­tif, ne l’ou­blions pas, est bel et bien de propo­ser du contenu qui va inté­res­ser notre lecto­rat :) !
  • Enfin, guet­ter les lieux où l’on parle de votre secteur peut vous amener à décou­vrir ce qu’il s’y dit… sur vous ! Et par consé­quent, vous amener à adap­ter votre contenu.

En bref, la veille vous oblige à vous astreindre à une certaine rigueur en terme de connais­sance de votre sujet ; en cela, on peut dire qu’elle accroît votre exper­tise !

Alors comment bien mener une stra­té­gie de veille, me direz-vous ?

La première étape tient en une petite phrase toute simple : soyez curieux ! Plus qu’une simple habi­tude, la veille édito­riale doit deve­nir pour vous une seconde nature.

Trou­ver les infor­ma­tions

Vous avez iden­ti­fié vos objec­tifs, vous pouvez dès lors vous lancer dans la collecte des infor­ma­tions. Votre mission sera de trou­ver de l’in­for­ma­tion perti­nente. Une infor­ma­tion perti­nente est une infor­ma­tion crédible, sour­cée et véri­fiée. Si certains médias et sites insti­tu­tion­nels sont sûrs, n’hé­si­tez pas à consul­ter des blogs spécia­li­sés. Faites-vous un top 5 des meilleurs blogs que vous aurez trou­vés sur votre sujet. Regar­dez ce qui a déjà été dit (ou non) sur votre domaine et appre­nez à iden­ti­fier les influen­ceurs.  Les influen­ceurs, ce sont ces personnes qui se distinguent par leur connais­sance, voire leur exper­tise sur un sujet donné. Leaders d’opi­nion, ils proposent des infor­ma­tions inté­res­santes, ont un pouvoir d’adhé­sion fort et… un réseau ! Leur terrain de chasse : les plate­formes sociales. Twit­ter, notam­ment.

Trier les infor­ma­tions

Vous avez récolté un panel d’in­for­ma­tions très inté­res­san­tes… mais comment allez-vous orga­ni­ser tout ça ? Et puis d’abord, avez-vous besoin de TOUTES ces infor­ma­tions ? Ne prenez pas le risque de tomber dans l’in­fo­bé­sité : triez tout ce contenu ! En premier lieu, il est essen­tiel de hiérar­chi­ser ses sources. Vient alors l’étape de la cura­tion, qui consiste à recou­per et agen­cer les conte­nus récol­tés pour leur faire prendre une certaine direc­tion, celle où vous souhai­tez amener votre lecto­rat (nous avons d’ailleurs consa­cré un article à ce sujet).

Utili­ser les bons outils

Il existe un tas d’ou­tils inté­res­sants qui vous aide­ront à être plus effi­cace dans votre veille. En vrac :

  • Agré­ga­teurs de contenu et flux RSS. Les aggré­ga­teurs de contenu vous permet­tront de rece­voir sur une seule et même inter­face plusieurs conte­nus web issus de votre sélec­tion. Pour sélec­tion­ner ces conte­nus, vous devrez vous abon­ner aux flux RSS des sites que vous aurez repé­rés. Concrè­te­ment, dès lors qu’une nouvelle publi­ca­tion parai­tra sur l’un de ces sites, elle sera auto­ma­tique­ment « plug­gée » dans votre aggré­ga­teur. Exemples : Digg Reader…
  • Réseaux sociaux. Les réseaux sociaux sont des outils de veille inté­res­sants pour plusieurs raisons. Ils rassemblent nombre d’in­for­ma­tions et d’in­fluen­ceurs, comme nous l’ex­pliquions un peu plus tôt. Mais aussi, ils repré­sentent le nouveau terrain de jeu sur lesquels les inter­nautes n’hé­sitent pas à se pronon­cer ! Idéal donc pour guet­ter ce que vos clients disent de vous et de votre sujet. Exemple : Face­book, Twit­ter, Linked-In…
  • Abon­ne­ments aux news­let­ters. Vous avez repéré une petite poignée de sites inter­nets perti­nents sur votre sujet de prédi­lec­tion. Pourquoi ne pas vous abon­ner à leur news­let­ter ? Vous rece­vrez ainsi l’es­sen­tiel de ce qui s’est dit sur ces sites, direc­te­ment dans votre boîte e-mail et vous gagne­rez du temps.
  • Alertes. Très pratiques, les alertes vous permettent d’être averti par e-mail dès lors qu’il se dit quelque chose sur le web, sur un des termes que vous aurez défini au préa­lable. Par exemple, si vous créez une alerte « content marke­ting », vous rece­vrez chaque jour dans votre boîte de récep­tion les résul­tats web conte­nant ces termes. Exemple Google alerte
  • Book­mar­kers. Les book­mar­kers peuvent égale­ment s’avé­rer très inté­res­sants. Comme leur nom l’in­dique, ils fonc­tionnent comme des marque-page : une page web présente un contenu qui attire votre atten­tion, vous avez la possi­bi­lité de la « book­ma­ker » dans vos favo­ris. Exemple : Deli­cious, Diigo…

Quelques mises en garde

Atten­tion, l’objec­tif ici n’est pas d’être exhaus­tif mais d’op­ti­mi­ser sa veille. Ne cher­chez pas à tout dire, de toute façon, vous n’en aurez pas le temps : distin­guez le bruit du signal. Même si l’on vous conseille de ratis­ser large pour commen­cer, n’hé­si­tez pas à affi­ner votre veille par la suite, et à écar­ter au fur et à mesure les sources qui fina­le­ment, ne vous servent pas à grand chose. D’où l’im­por­tance d’avoir au préa­lable iden­ti­fié ses besoins en terme de veille… Auquel cas, cette acti­vité pour­rait vite deve­nir contre-produc­tive. Par ailleurs, un bon veilleur est un veilleur réac­tif, qui saura rebon­dir sur une actua­lité (ou non s’il n’en voit pas la perti­nence) et adap­ter son contenu. La mise en place d’une veille effi­cace, si elle peut paraître un peu fasti­dieuse est une étape essen­tielle qui vous fera gagner du temps par la suite, ne l’ou­bliez pas. Il faut juste prendre le coup de main.

Alors, hop ! On s’y met !

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