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De l’art de faire des marronniers

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S’exprimer sur Internet demande de l’organisation, et notamment de planifier à l’avance son calendrier éditorial. Autrement dit, trouver les sujets des articles à venir. Mais, souvenez-vous, cet exercice demande pas mal de temps et de recherche. Les thèmes qui peuvent donner des articles récurrents sont donc les bienvenus. C’est alors que le content marketing peut s’aider du marronnier.

Un marronnier, qu’est-ce c’est ?

À l’origine, un arbre, planté sur la tombe des gardes suisses tués lors de la Révolution Française. Tous les ans, il produisait des fleurs roses, donnant lieu à des articles dans la presse. Le nom est resté et désigne aujourd’hui un sujet qui revient régulièrement et alimente les médias. Parmi les marronniers les plus utilisés : la rentrée scolaire, les fêtes de fin d’année, les soldes, les résultats du bac.

Le marronnier journalistique est généralement déconsidéré : on lui reproche de ne servir qu’à meubler une période creuse, de donner des sujets tous trouvés qui nécessitent peu d’investigation… En outre, le format est souvent le même d’une fois sur l’autre et le contenu parfois identique à peu de chose près.

Alors pourquoi rédiger un marronnier dans mon média ?

Parce que, s’il est bien fait, ce n’est pas juste « un moyen d’avoir des articles sans trop d’efforts ». Quand on rédige de façon régulière, le marronnier est un passage presque obligatoire. En effet, si un sujet est récurrent – et pertinent dans votre contexte – les lecteurs attendent que vous en parliez. Mais ce n’est pas parce qu’il est « prévisible » qu’il est forcément inintéressant. À vous de montrer votre talent de rédacteur pour le présenter de manière originale ! Le marronnier peut aussi créer un rendez-vous avec ceux qui vous lisent, un bon moyen de fidéliser du public.

On le voit, le marronnier a plusieurs intérêts, pour vous et pour vos lecteurs. Et contrairement aux idées répandues, il peut aussi être très qualitatif. Il en existe trois grands types.

Les différents marronniers

Le marronnier d’actualité

Celui-ci vous est fourni par les évènements qui jalonnent l’année : fêtes, événements saisonniers, festivals, etc. Vos lecteurs les connaissent déjà, mais vous pouvez leur apporter un nouvel angle de vue, polémique, humoristique, poétique… Ainsi, la rentrée littéraire est un marronnier de choix si vous traitez de littérature contemporaine. Le plus important, c’est que le contenu soit intéressant et corresponde à votre sujet : inutile de parler de l’ouverture de la pêche si vous écrivez sur le jardinage ! Fréquence : à peu près une fois par an.

Le marronnier dossier

Ce marronnier n’est pas directement lié à l’actualité, c’est vous qui décidez du meilleur moment pour le publier. Il s’agit d’un sujet renouvelable régulièrement. Les classements et listes se prêtent particulièrement bien à ce type de marronnier. Un média basé sur les travaux publics, par exemple, peut publier régulièrement les nouvelles réglementations juridiques. La forme « Les 100 meilleurs… » est aussi très efficace, quel que soit le thème abordé. Fréquence : une à six fois par an.

Le marronnier feuilleton

Ce n’est pas forcément un article très long mais il constitue un petit feuilleton « à suivre », type « les 20 tweets de la quinzaine », « les dernières news du milieu », « la petite histoire du mardi ». Il peut s’agir de curation en lien avec votre domaine ou d’un article original. Le tout est de trouver un modèle qui puisse tenir sur la durée ! Assurez-vous d’avoir assez de matière (intéressante) avant de de vous lancer. Si c’est le cas, vous tenez un vrai bon marronnier. Foncez ! Fréquence : tous les mois à toutes les semaines.

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